Dans mon monde.

Farida Saïdou, enchantée.

Ce  billet est la confession matinale d’une nana détraquée. Celle qui vit de ses imaginations dans le but ultime de fuir la réalité, parce qu’elle croit profondément que l’optimisme finira un jour par créer sa réalité. Une nana peut-être stupide et naïve, mais loin d’être une ganache.

Si tu me lis, souviens-toi que j’ai le cœur hilare et rassuré de savoir que ces quelques phrases te retrouveront à merveille en dépit des froissements de ce monde, et de savoir par-dessus tout que je ne parlerai pas dans le vide.

C’est harassant de se sentir obligée de soigner son apparence, malgré la guerre froide des émotions, celle des ressentis et des sentiments. Se réveiller chaque matin au son du muezzin avec l’insolence exagérée de croire que l’on est debout parce qu’on est fort et battant, non pas parce que c’est par la grâce du plus fort.

Une vie de soif. Celle de la liberté de mon âme, de mon esprit et de mon corps. Une vie où le sourire réponds présent quand il s’agit uniquement de prendre soins des âmes autour de soi, ou de chérir sa famille virtuelle. Une vie de dépression masquée.

C’est la sécheresse spirituelle et mon âme n’en peut plus. Je suis complètement flagada, j’ai l’impression d’être une machine à justification. Mes épaules sont épuisées. Épuisées de porter le poids de ce que penseront les autres et mon cœur est éculé face à la résistance intérieure.

Ça y est, je recommence à me plaindre. Moi, je me plains… Moi Farida,  je suis capable de faire ça?

Il m’a fallu des lustres de bataille contre le staff de tout mon être  pour enfin  mettre un mot sur chacun de ces maux parce que j’étais persuadée que le mal venait de moi et non des autres.

Mais bon sang, à quand l’ouverture d’esprit dans ma communauté, je suis extrêmement raplapla d’en quémander. Je refuse de finir comme ces éternelles frustrées à qui l’on piétine l’épanouissement personnel. Non, je n’en veux pas.

Parce que oui, c’est profondément démoralisant d’appartenir à une communauté qui, à défaut d’être un support, devient de plus en plus un handicap.

Je suis haussa, avec l’âme fière et reconnaissante d’appartenir à une grande et belle communauté.

Mais je suis par-dessus tout moi. Je suis le jardin qui pousse en moi, et que je dois cultiver chaque jour pour être heureuse.

Avec tout mon Amour!

 

4 réflexions au sujet de « Farida Saïdou, enchantée. »

  1. Je te comprends. Tes sentiments sont légitimes. J’avais besoin de lire quelque chose comme ça pour comprendre que mes sentiments ne sont pas extraordinaires. C’est dur la plupart du temps mais plus dur certains jours que d’autres. Souviens-toi juste qu’il ne nous arrive que des choses que nous pouvons supporter et que le but de chaque épreuve est de grandir un peu plus. Dans ces moments troublants, entre tous, seul le discernement peut guider à bon port. N’oublie pas de rester forte. En toute circonstances. Car. Le meilleur reste toujours à venir.

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  2. Une vérité qui se partage dépendant de la situation de tout un chacun. Un accablement de se sentir pris au piège. Impossible de déployer ses ailes pourtant prêts à l’envol. Seul l’effort et courage feront la différence. Le découragement n’est guère au rendez-vous.

    @iam_akinde

    Aimé par 2 personnes

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