Dans mon monde.

Je n’étais pas Farida.

 « Farida, es-tu heureuse avec toi-même ? »

   J’ai senti que le staff de tout mon être : mon âme, mon esprit, et mon corps convoquait une réunion. Une réunion à laquelle un bilan sur ma vie s’est imposé :

Mon existence se mesurait à un chapelet de paiement de dette. Mes peurs, mes attentes et obligations, anéantissaient mes désirs les plus profonds. Je déclinais mon corps, torturais mon âme et écoutais très peu mon intuition. Le désir d’être acceptée et la peur d’être rejetée étaient mes plus grandes idoles. Toute ma vie, ce que j’appellerais « ma ceinture d’amis », ne fut qu’une protection contre le froid de la société.

Je n’étais pas Farida. Il fallait renaitre, vivre et aimer.

Aujourd’hui, je suis complètement différente. J’ai accepté l’autre moi, je l’ai purifiée et bénie. J’ai découvert que la vie est belle et douce, à condition que je prenne en main mon voyage sur terre.

  • Celle que je suis a pris conscience de sa foi.

J’ai reçu une éducation religieuse assez rigoureuse. Mes frères et moi, avions droit à des fessées à chaque prière manquée. Il fallait se lever tôt le weekend pour aller à l’école coranique et mémoriser le coran. Les mots ne seront jamais assez pour exprimer ma gratitude pour avoir reçu cette éducation. C’est d’ailleurs ce qui fait de moi celle que je suis aujourd’hui. Mais la frayeur d’être battue, qui affrontait le désir de booster mes connaissances m’a poussée à agir pour plaire à mes parents et non à mon Créateur.

 En grandissant, j’ai compris qu’il fallait prier Dieu, non pas pour faire plaire aux Hommes, mais pour l’adorer. Je me suis rendu compte que mes prières étaient régulières et ponctuelles tout simplement parce que je voulais aller au paradis et éviter l’enfer. Mon âme a compris qu’elle a été créée pour adorer Dieu, aimer et être aimée.

  • Celle que je suis a appris qu’il y a mille et un chemins vers Dieu.

Les chemins qui mènent vers Dieu sont si nombreux! Mes expériences m’ont enseignée que la religion constitue l’un des tremplins qui nous propulsent vers Dieu, et j’ai arrêté de croire que les musulmans sont les plus proches de Dieu ou les plus spirituels. Je pars désormais du principe où nous sommes tous libres de choisir nos croyances et pratiques religieuses, à condition de ne faire mal à personne. Je tolère dorénavant tout ce qui contribue à mon bien-être  car  je crois profondément que plusieurs portes mènent vers  le Seigneur.

  • Celle que je suis a appris à dire « non ».

Je disais souvent « oui » à tout. Ma naïveté, soutenue par la peur d’offenser me contenait. Préserver l’image de la gentille Farida aux yeux des autres était ma priorité. Je désirais plusieurs choses mais je finissais toujours par faire ce que les autres attendaient de moi. Ma carrière d’esclave professionnelle a pris fin le jour où j’ai arrêté d’être une conne de service, et je dis « non » à ce mignon métier.

  • Celle que je suis ne tolère plus les parasites.

Ensuite, le plus difficile: me couper de certaines personnes, malgré l’Amour que je leur portais. Je me suis imposée la différence entre les relations toxiques, distrayantes et les relations saines et solides. Plus je grandissais, plus je faisais le ménage dans ma vie. C’était navrant d’éloigner de moi ces personnes, mais mon bien-être l’oblige. Et comme la nature a horreur du vide, Dieu à placé, sur mon chemin des âmes sensibles à ma paix intérieur. Dès lors, j’ai économisé ce précieux temps gaspillé dans les relations parasites, et  l’offre à des personnes qui le méritent.

  • Celle que je suis refuse d’être impressionnée, encore moins sur les réseaux sociaux.

J’aime beaucoup les réseaux sociaux, j’y passe beaucoup de temps. Je me cultive, j’apprends et je grandis. Par contre, je refuse d’être impressionnée par les beaux spectacles virtuels que m’offre mon fil d’actualité. J’ai rejeté l’envie d’être celle qui offre ces spectacles le jour où j’ai compris que les gens ne montrent que ce qu’ils ont envie de montrer.

J’avoue que ce n’était pas du gâteau, mais aujourd’hui je respire le bonheur.

Avec tout mon Amour!

 

15 réflexions au sujet de « Je n’étais pas Farida. »

  1. Dieu nous donne le libre arbitre. Nous restons maître de notre destin en matière des choix. Notre vie prendra une bonne direction, si seulement nous le permettons et nous le mettons sous la protection divine de Dieu le père.
    Faire le tri, se remettre en question pour mieux avancer reste le meilleur choix pour une vie sereine. J’ai eu l’occasion de découvrir ton blog auparavant. Mais cette rubrique m’a interpellé et m’a beaucoup travaillé. Alors je reviens pour relire ta plume.
    Merci Merci d’avoir partagé avec nous ces changements qui t’ont apporté la sérénité.

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  2. Farida je sais que ton blog ne concerne pas trop les garçons mais à chaque fois que tu publies quelque chose ça se voir que c’est avec ton coeur tu parle, Tu donnes la chance à d autres personnes de savoir non seulement comment se comporter envers Dieu mais aussi envers les hommes . Je suis très content de toi , continue comme sa tu vas bien évoluer dans ta vie .Que le tout puissant t accorde ses graces et ses bénédictions .

    Aimé par 1 personne

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