Pensées aléatoires.

Lettre ouverte à ma trentaine.

En mai dernier j’ai eu 30 ans, et bien  que je sois profondément reconnaissante pour tous les vœux qui m’ont été adressés, j’ai eu envie de partager avec vous quelques vœux que je m’adresse à moi-même pour cette nouvelle décennie. 

Ma douce Farida,

Puisse-tu continuer à t’honorer sans te justifier.

 Que ta lenteur reste une force, jamais une excuse. 

Que ta sensibilité soit un instrument de précision et non un poids.

Que tu choisisses de moins t’expliquer et de plus t’incarner dans tes choix.

Je te souhaite la confiance tranquille de ne pas forcer les portes. 

De reconnaître quand c’est un non protecteur, pas un retard et de laisser certaines choses ne pas advenir sans y lire un manque de valeur, mais surtout la paix de sentir que tu es à ta place, même quand tout n’est pas encore clair.

Je te souhaite une stabilité intérieure qui ne dépend d’aucune réponse extérieure, et la capacité de recevoir autant que tu sais offrir sans te crisper. 

Je te souhaite des alliances simples sans effort de traduction. Des alliances où tu n’as pas besoin de t’essoufler pour traduire le langage de ton âme.  Des journées où ton corps dit oui avant que ta tête ne dise oui. 

Que cette année ne te demande pas de devenir autre chose, mais de retirer ce qui n’est plus toi.

Je te souhaite de te rappeler constamment que tu es ta propre maison. Où que tu sois, quel que soit le coin de ciel sous lequel tu te trouves, le bout de terre sur lequel tu te trouves, tu es ta propre maison, ton propre sanctuaire, ton propre refuge.

Tant que tu es en paix et ancrée avec toi-même, avec ton corps et ton âme, tu seras en paix où que tu sois. 

Je t’aime très fort.

Avec tout mon amour! 

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