Je te vois, je te regarde, et je te reconnais. Toi qui as aimé à pleines mains, parfois à genoux. Toi qui croyais qu’il fallait se nier et se faire petite pour être choisie, je sais d’où tu viens.
Je te vois, et je me souviens du vide que tu tentais de combler, mais aussi les miroirs déformants dans lesquels tu cherchais ton reflet. Je te vois, et je comprends maintenant que tu as fais ce que tu pouvais avec ce que tu avais.
Je te vois, et je te demande pardon. Pardon pour toutes les fois où j’ai manqué de te choisir, de t’écouter, de te protéger, de t’honorer et de t’aimer. Pardon d’avoir cru que te nier rendrait l’amour plus accessible, et que les autres savaient mieux que toi ce qui était bon pour toi. Pardon d’avoir cru que ton amour valait moins, parce qu’il n’était pas rendu. Pardon de t’avoir laissée attendre des mains qui ne se tendaient pas. Pardon de t’avoir laisser croire que tu devais te battre pour exister dans un lien.
Aujourd’hui, je te rends ta lumière et ta liberté. Je ne suis plus toi, mais je te prends avec moi autrement. Je me choisis, et en me choisissant, je te libère. Je ne t’en veux plus d’avoir été celle que tu étais.
Tu peux t’en aller et te reposer.
Je suis là. Je suis là pour nous, je t’aime vers l’infini.
Farida
Avec tout mon amour!
